Evolution des marchés.

Notre commentaire sur la situation des portefeuilles.

Nous souhaitons adresser notre commentaire sur la situation des portefeuilles actuellement.

L’ampleur des conséquences de la propagation du Coronavirus est importante, probablement au-delà de tout ce que nous pouvions imaginer. Sans verser dans le catastrophisme, les indices boursiers ont largement traduit le sentiment de crainte des investisseurs.

Maxel travaille avec des maisons de gestion que nous avons sélectionnées en raison de la grande qualité de leurs gérants-gestionnaires. C’est un élément très sécurisant pour aborder les choses. Ces derniers ne sont pas restés inactifs face aux évènements. En gardant tout leur sang-froid, ils ont globalement pu limiter le recul par rapport à leurs indices de référence.

Selon Bert Flossbach du fonds FvS Multiple Opportunities, « Nous essayons de ne pas prendre de décisions sur la base émotionnelle même si nous avons vécu les journées historiquement les plus mauvaises de la bourse… ».

Il est vrai que les épargnants avaient été gâtés en 2019. 2020 allait être une année de continuité, sans turbulence à l’horizon. Les portefeuilles fleurtaient encore avec des valorisations records en ce début d’année. Légitime dans ces circonstances de ne pas s’empresser de réagir face aux premiers signes de propagation du virus au départ de Wuhan, la capitale de la province de Hubeï en Chine.

C’est pourtant ce qui vient de causer depuis le 21 février dernier, la chute la plus vertigineuse et la plus rapide que les bourses aient connue. Il s’agit de la plus rapide entrée en « bear market » depuis le début du siècle qui a surpris la toute grande majorité des allocataires de fonds.

Assez paradoxalement, comme pour brouiller les pistes, très vite, les bourses asiatiques entamaient déjà leur rebond, ce qui laissait à penser….

Le Crash s’est produit en 3 étapes :

L’annonce des risques avérés du Coronavirus,
L’échec d’accord entre l’Opep et la Russie pour stabiliser les cours du pétrole,
La propagation exponentielle du virus.

L’inquiétude des acteurs s’est traduite par une recherche de liquidités et par voie de conséquence par une chute du prix des actions selon la loi de l’offre et de la demande.

« Cash is King » ou « Fly to Quality », … etc.

Même l’or, dont le principal atout est de constituer une valeur refuge aux yeux des investisseurs, a montré des signes peu habituels cédant près de 3% la journée noire du jeudi 12 mars, considérée comme le jour de la capitulation.

La maison E. de Rothschild y voit la rupture d’une logique traditionnelle des marchés au profit de la liquidation désordonnée des portefeuilles, avec pour corollaire une incroyable volatilité. Cette crise est inédite, jamais le monde n’avait connu une situation où – sans crise financière – l’économie s’arrête. Contrairement à 2008, la crise n’est pas financière, elle résulte d’une pandémie qui affecte l’économie réelle. Tous, autant que nous sommes, avons été surpris !

C’est le constat que nous dressons, avec regret bien sûr, mais pas sans espoir.

Les secours s’organisent de manière déterminée et avec une ampleur sans précédent :

Mesures sanitaires de confinement, fermeture des frontières, réquisition des hôpitaux, …
Solidarité sociale
Mobilisation budgétaire à l’initiative de pouvoirs publics (Whatever it costs)
Intervention monétaire massive des banques centrales (Whatever it takes)

Pour la Financière de L’Echiquier, cette dernière décision va dans le bon sens, en particulier parce qu’elle dénote, enfin, d’un début de coordination des institutions internationales. De plus, elle intervient alors que de nombreuses mesures budgétaires ont été annoncées, que ce soit aux Etats-Unis ou en Europe.

Les premiers signes en provenance d’Asie montrent que le confinement, fusse t’il coûteux, fonctionne et conduit à une reprise progressive. L’Europe subit actuellement de plein fouet la propagation du Virus. « Nous sommes en guerre » s’est exclamé à plusieurs reprises le Président français lors d’une allocution télévisée. Les Etats-Unis, après l’avoir ignorée, prennent conscience de la menace réelle et organisent leurs mesures sanitaires de confinement. Ils auront sans doute été les mieux préparés pour affronter le virus.

Il est trop tôt pour crier victoire d’autant que l’après-crise ne ressemblera pas nécessairement à un retour direct et classique aux affaires (Back to Business). Les signes économiques précurseurs d’une récession existent et pourraient venir perturber le bon déroulement de la reprise économique.

Les cours de bourses traduisent cet état d’incertitude qui demeure et l’attitude de prudence qu’il faut adopter.

Les gestionnaires que nous vous recommandons sont d’avis que les valorisations actuelles sont attractives. Les autorités politiques, financières, médicales… réagissent efficacement. Les ingrédients du rebond sont là, à l’exception toutefois du climat de visibilité sur le dénouement final de la pandémie du coronavirus. Les investisseurs en ont pourtant besoin pour se remettre à l’achat.

Dans ce contexte et même si le timing reste difficile à déterminer, les allocations de fonds nous semblent correctement positionnées.

L’équipe Maxel